Comment lire cette analyse
Aujourd'hui, le décor est clair : un seul dollar commande, et ce sont les taux qui le commandent. Le vrai sujet du jour n'est pas un écart de lecture — c'est de bien comprendre pourquoi le dollar est si fort, et pourquoi l'or, lui, décroche.
- Le dollar commande tout — c'est le chef d'orchestre. Taux US ↑ → dollar ↑ → euro, livre, or ↓ par corrélation négative. Comprends le dollar, et tu comprends les cinq actifs d'un coup. C'est le DXY, au centre de tout, qui drive la direction.
- Le driver de fond, ce sont les taux — plus la géopolitique. La géopolitique garde un impact événementiel (un gros titre peut tout retourner en 30 secondes), mais elle ne donne plus la tendance de fond. La tendance de fond, c'est le dollar — et le dollar est mené directement par les taux US (le 2 ans, le 10 ans).
- Le marché réagit à l'espoir, pas seulement aux actes. Depuis le FOMC de Warsh, on a l'espoir d'une hausse de la Fed d'ici la fin d'année : ça suffit à renforcer le dollar. On le voit aussi sur Polymarket.
- La conviction la plus nette du jour, c'est l'or à la baisse. Il est lu par le canal des taux réels, plus comme un refuge. Mais sur les actifs, on est trop bas et sans structure pour s'engager franchement : aujourd'hui, c'est surtout du contexte — la bonne décision, c'est la patience.
Le système eCore — ce qu'il fait, ce qu'il ne fait pas
eCore agit en coach de lecture sur le fondamental et la macro (les synthèses du jour) : il pose le contexte et indique où penche le biais de fond — aujourd'hui, un dollar qui reste fort et un or qui décroche. C'est un repère, pas un ordre : le déclenchement et le dosage du risque restent au trader. Et quand la structure du marché manque (comme aujourd'hui), même une conviction forte ne se traduit pas forcément par une prise de position.
Le décor · un dollar qui force le passage au-dessus de 101
On est dans la première semaine pleine après le premier FOMC de Kevin Warsh. Et le dollar ne se contente plus de tenir : il force le passage au-dessus de 101 — un niveau qu'on va garder à l'œil toute la journée.
Warsh relève la trajectoire 2026
La première décision de Warsh (le 17 juin) a maintenu les taux à l'unanimité, mais en relevant la trajectoire médiane 2026 de 3,4 à 3,8 % : 9 projections sur 18 voient désormais au moins une hausse cette année. Le forward guidance d'assouplissement est retiré.
Un pic à 4,23 % lundi
Le rendement à 2 ans a fait un pic à 4,23 % lundi (le 10 ans vers 4,50 %), à son plus haut depuis plusieurs mois. Il a depuis légèrement reflué vers ~4,18 % — mais on reste très haut. Des taux qui montent fortement : un dollar qui se renforce.
Le DXY franchit 101
Le dollar avait cassé les 100 le jour du FOMC ; il vient de franchir les 101. Le marché price désormais une première hausse dès septembre. Logique : il est très haut, donc techniquement on n'aime pas acheter là — mais fondamentalement, un dollar qui se renforce, ça fait sens.
Le changement de régime — les indices ne divergent plus
La semaine dernière, les indices divergeaient à la hausse pendant que le dollar montait. Plus maintenant. Le Nasdaq mène la baisse, le SP500 casse le bas de son range, et les deux marchés se rejoignent par le bas. Le forex et l'or restent lourds sous le dollar ; seule la livre résiste, adossée à sa base de 1,32. Bref : tout pèse, sauf un maillon.
La chaîne · taux, dollar, et les cinq actifs
Ce n'est pas une annonce isolée qui fait bouger le dollar : c'est toute une chaîne. Le dollar est très sensible aux taux — et de là, il se propage aux cinq actifs par corrélation négative. La comprendre, c'est lire les cinq actifs d'un seul coup d'œil.
Les taux commandent · le vrai driver de fond
C'est le point à retenir du jour : la tendance de fond n'est plus dictée par la géopolitique, mais par les taux. Le dollar est mené directement par le rendement US — surtout le 2 ans. Voici son parcours récent, qui explique tout.
Le ballon qu'on gonfle — pourquoi un pic appelle souvent une respiration
Quand le 2 ans crée un nouveau plus haut alors qu'il était déjà très élevé, c'est comme un ballon qu'on gonfle au point de non-retour : la pression devient forte, et un léger assouplissement (un reflux) suit souvent — c'est ce qu'on voit avec le retour à ~4,18 %. Et la chaîne peut s'inverser : si le pétrole baisse (transit sécurisé sur Hormuz), l'inflation baisse, les taux US baissent, et le dollar baisse. Mais aujourd'hui, on reste très haut : le dollar garde sa force de fond.
Le DXY & le niveau 101 · continuation ou invalidation
Le DXY est le pivot de toutes nos analyses. Aujourd'hui, je suis le biais de fond — une continuation haussière. Mais tout se joue autour d'un chiffre rond : 101. Tant qu'on tient au-dessus, le scénario haussier vit ; en dessous, il s'invalide.
Le calendrier des catalyseurs
Deux gros rendez-vous cette semaine. Aujourd'hui, le driver court terme, ce sont les PMI flash de 15h45 ; le driver de fond reste le dollar et les taux. Et jeudi, l'autre catalyseur : le PCE.
PMI flash — manufacturier & services
Les PMI flash (S&P Global), une première estimation de l'activité, sortent à 15h45 côté US (le matin côté zone euro). C'est le catalyseur court terme du jour : il pèse sur nos scénarios sans donner la tendance de fond.
Consensus 51,1 — le seuil de 50
Le consensus zone euro / Allemagne est à 51,1 (au-dessus de 50 = expansion). Ce qui compte, c'est l'écart au consensus : un PMI nettement au-dessus (~52, voire 51,5–51,8) serait un déclencheur haussier de l'euro.
PCE US — l'inflation que regarde la Fed
Le PCE (l'indicateur d'inflation préféré de la Fed) tombe jeudi. Un PCE qui prolonge le pari d'un non-assouplissement (dollar au-dessus de 101, taux réels qui montent) renforcerait encore le dollar. À garder en tête, même si ce n'est pas pour aujourd'hui.
Ce que je veux des PMI — pas de choc
Le mieux, ce serait un PMI dans la fenêtre du consensus (égal ou légèrement en dessous), pas un choc : comme ça, on ne force rien. Le risque, c'est un short squeeze si les PMI surprennent fort à la hausse (ou si le PCE de jeudi ravive le pari d'un non-assouplissement). Et l'asymétrie du jour : un seul gros titre géopolitique peut suffire à tout déclencher.
Le tableau de bord des biais
Cinq actifs, un fil commun : le dollar les commande. Côté convictions eCore, la plus nette est l'or à la baisse (haute conviction) ; viennent ensuite SP500, EUR/USD et Nasdaq (autour de 60–64 %, baissiers) ; la livre a la conviction la plus basse (même si, techniquement, c'est elle qui a la structure la plus propre). Le DXY est le pivot, en continuation haussière.
La conviction la plus nette du jour, à la baisse. L'or perd près de 100 $ et casse son plancher : il est lu par le canal des taux réels (conviction ~60 %), plus comme refuge. Le plus intéressant pour une vente — mais il faudrait qu'il revienne sur son origine vendeuse au-dessus (une forte manipulation haussière) avant de repartir à la baisse. Position propre sur le fond, un peu basse sur la structure.
Biais baissier, mais déjà trop bas pour vendre. Le plus corrélé au dollar (−0,9). Je ne vends pas au plus bas : il n'y a plus d'origine vendeuse importante (la seule, celle de la session de New York, est faible). Le seul déclencheur haussier : un PMI nettement au-dessus du consensus. Sinon : pas intéressant.
La plus propre en structure, mais conviction eCore basse. C'est elle qui résiste (base 1,32). Le scénario qui m'intéresserait : une vente, mais seulement si elle marque le rejet de la création d'un nouveau plus haut dans son canal haussier — le miroir d'une continuation du dollar. Pas un favori : la conviction de fond est faible.
Il casse le bas de son range. Fini la divergence haussière de la semaine dernière : le SP500 rejoint le mouvement par le bas, alourdi par les flux de fin de trimestre. Sous pression, mais sans crash : une séance de digestion. Pas de structure propre pour s'engager.
Il mène la baisse. La bêta coupe dans les deux sens : après avoir mené la hausse, le Nasdaq mène désormais la baisse. Sous pression avec le reste, sans structure propre pour le trader. On le suit, on ne s'y engage pas.
Le chef d'orchestre — continuation haussière. Il force le passage au-dessus de 101, porté par le 2 ans (pic 4,23 %). Je suis le biais de fond : j'attends qu'il tienne / rejette la zone des 101 pour prolonger à la hausse. L'invalidation : une clôture H1 sous 101.
L'analyse technique, actif par actif
DXY = chef d'orchestre, puis les cinq actifs. Cliquer pour déplier le détail. Le fil du jour : une continuation haussière du dollar au-dessus de 101, qui maintient le forex et l'or sous pression ; l'or est la conviction la plus nette à la baisse ; mais on manque de structure pour s'engager franchement.
DXYChef d'orchestre. Continuation haussière : il force le passage au-dessus de 101. J'attends qu'il tienne / rejette la zone des 101 pour prolonger ; invalidation = clôture H1 sous 101.Pivot · continuation▸
L'état (mon graphique)
Le dollar avait cassé les 100 le jour du FOMC ; il vient de franchir les 101 et campe au-dessus. Porté par le 2 ans (pic 4,23 %), le marché price une première hausse dès septembre. Le biais de fond eCore est clair : continuation haussière.
Le scénario que j'attends
Une continuation haussière, idéalement après que le prix revienne tester la zone des 101, la rejette, et reparte : comme ça, il ne nous casse pas le niveau. Sur New York, une manipulation baissière peut venir chercher la zone : si elle tient, on continue ; si on clôture en H1 sous 101, c'est l'invalidation et la bascule baissière.
La lecture utile pour nos actifs
Tant que le DXY tient au-dessus de 101, EUR/USD, GBP/USD et l'or restent lourds. Et l'interrupteur reste le 2 ans : tant qu'il est haut, le dollar garde sa force de fond. À surveiller en direct via le ticker US02Y (TVC), qui suit le DXY de très près.
XAUUSDLe favori (baisse), conviction la plus nette. Perd ~100 $, casse son plancher de lundi (~4530) vers 4100. Lu par le canal des taux réels, plus comme refuge. J'attends un retour sur l'origine vendeuse avant de vendre.Favori · baisse▸
Le mouvement (mon graphique)
C'est le mouvement le plus net de la matinée : l'or perd près de 100 $ et casse son plancher de lundi (~4530) pour tester les 4100. Il est lu par le canal des taux réels (dollar ferme + rendements élevés), pas comme refuge : la licence pétrole US sur l'Iran (22 juin), en poussant le brut au plus bas en près de 3 mois, a vidé la prime de refuge.
Le scénario que j'attends
Le prochain repère bas : 4067 (le plus bas du 9 juin). On respecte la baisse, mais on est assez bas : pour vendre proprement, j'aimerais une forte manipulation haussière qui ramène le prix sur son origine vendeuse importante au-dessus, avant la réaction vendeuse. Et l'asymétrie reste haussière : un seul titre (Liban, Iran) peut rallumer le refuge.
GBPUSDLa structure la plus propre, mais conviction eCore basse. Elle résiste (base 1,32). Le seul scénario qui m'intéresserait : une vente sur le rejet de la création d'un nouveau plus haut, dans son canal haussier.Conviction basse▸
L'état (mon graphique)
C'est le plus propre en termes de structure — et le seul qui résiste au dollar (adossé à sa base de 1,32). On est dans un canal haussier classique : poussée, correction, poussée, correction. La question : la prochaine poussée va-t-elle créer un nouveau plus haut, ou le rejeter ?
Le scénario (si je devais le jouer)
Une vente, mais seulement si on marque le rejet de la création d'un nouveau plus haut : une correction acheteuse qui refuse le sommet, puis la bascule baissière (le miroir d'une continuation du dollar). Mais la conviction eCore est basse : ce n'est pas un favori, juste le plus lisible techniquement.
EURUSDBiais ~64 % baissier, mais déjà trop bas pour vendre : plus d'origine vendeuse importante. Je ne vends pas au plus bas. Seul déclencheur haussier : un PMI nettement au-dessus du consensus.Trop bas · off▸
L'état (mon graphique)
Le biais de fond est baissier (~64 %), mais on est déjà très, très bas : il n'y a plus d'origine vendeuse importante. La seule (celle de la session de New York) est un peu faible. Aller chercher une vieille origine du passé serait une erreur de débutant. Donc je ne vends pas au plus bas : pas intéressant.
Le seul déclencheur haussier
Un PMI flash zone euro / Allemagne nettement au-dessus du consensus (51,1) — vers 52, voire 51,5–51,8 — avec un DXY qui rejette ses niveaux. C'est ce qui ouvrirait une réaction haussière ; sinon, l'euro reste un suiveur du dollar, sans setup propre.
SP500Il casse le bas de son range et rejoint le mouvement par le bas. Alourdi par les flux de fin de trimestre. Sous pression mais sans crash : une séance de digestion. Pas de structure propre.Sous pression · off▸
État ce matin
Fini la divergence haussière de la semaine dernière : le SP500 casse le bas de son range et rejoint le mouvement par le bas, avec le Nasdaq. Il est alourdi par les flux de fin de trimestre (expiration).
Pourquoi off
C'est une séance de digestion : sous pression, mais sans crash. Sans structure propre ni catalyseur tier-1 dans le timing, il n'y a pas de setup à jouer : on observe.
NASDAQIl mène la baisse : la bêta coupe dans les deux sens. Après avoir mené la hausse, il mène désormais la baisse. Sous pression avec le reste, sans structure propre pour s'engager.Mène la baisse · off▸
État ce matin
La bêta coupe dans les deux sens : l'actif le plus nerveux amplifie le mouvement. Après avoir mené la hausse la semaine dernière, le Nasdaq mène désormais la baisse et entraîne le SP500 par le bas.
Pourquoi off
Sous pression avec le reste, mais sans structure propre ni origine acheteuse exploitable : rien à trader proprement. On le suit comme baromètre du risque, on ne s'y engage pas.
Pourquoi l'or est la priorité du jour
Sur les cinq actifs, c'est l'or qui réunit la conviction la plus nette : il décroche, lu par le canal des taux réels et non comme refuge. Voici le mouvement, et le scénario que j'attends pour le vendre proprement.
Pourquoi l'or n'est plus un refuge aujourd'hui
En contexte de guerre, l'or agit normalement en valeur refuge : la prime de risque monte, on fuit les actions, l'or prend de la valeur. Mais là, c'est l'inverse : la licence pétrole US sur l'Iran (22 juin) a poussé le brut au plus bas en près de 3 mois et vidé la prime de refuge. L'or n'est donc plus lu comme un abri, mais par le canal des taux réels : des taux réels qui montent rendent un actif sans rendement moins attractif → l'or baisse. C'est ce qui en fait la conviction la plus nette du jour — tant qu'aucun gros titre ne rallume le refuge.
Polymarket · le pari d'une hausse de la Fed
Pour vérifier que le marché price bien une hausse, je regarde Polymarket : un marché de prédiction où la foule parie sur des événements. Ce n'est pas une certitude — c'est un sentiment — mais il confirme la lecture du jour.
Pourquoi ça renforce le dollar
Le marché réagit à l'espoir qu'un événement se produise, pas seulement aux actes. Là, l'espoir d'une hausse des taux de la Fed d'ici la fin d'année (on voit même monter les probabilités sur les échéances de septembre/octobre) suffit à renforcer le dollar : des taux plus élevés rendent le dollar plus attractif. C'est cohérent avec eCore (trajectoire 2026 relevée) et avec le 2 ans qui reste haut. À surveiller : ce sentiment peut se retourner vite si les données déçoivent.
Iran, Liban & Hormuz · le fil géopolitique
La géopolitique n'est plus le driver de fond — c'est devenu un driver événementiel : un gros titre peut tout retourner en 30 secondes, mais ne donne plus la tendance. Voici l'état du fil, et pourquoi il a vidé la prime de refuge de l'or.
- La licence pétrole vide la prime de refuge. La licence pétrole US sur l'Iran (22 juin) a poussé le brut au plus bas en près de 3 mois (le Brent repasse sous les 78 $). Résultat : la prime de refuge sur l'or s'est vidée — l'or n'est plus lu comme un abri, mais par le canal des taux.
- Des négociations qui nourrissent l'espoir d'un accord. Le cycle de négociations entamé ce week-end dans les Alpes suisses nourrit l'espoir d'un règlement durable du conflit. Téhéran exige que le Liban soit inclus dans l'accord, mettant fin aux hostilités — un signe plutôt favorable.
- Un risque de sabotage à surveiller. Israël se montrerait en travers de ce processus, qu'il voit comme une menace existentielle, et chercherait à le saboter. Le marché reste donc fragile : fort, mais un titre peut tout changer.
Le déclencheur haussier de l'or — un regain de tension
Pour l'instant, rien n'avance vers une réescalade (au contraire, l'Iran veut un accord incluant le Liban). Mais le déclencheur haussier de l'or, ce serait un regain de tension Liban / Iran : la prime de peur reviendrait, la prime de risque chuterait, et l'or pourrait réagir à la hausse. C'est l'asymétrie du jour : on respecte la baisse, mais un seul gros titre peut rallumer le refuge. À garder en tête avant toute vente.
Le trader est sa propre usine · l'app Fxmily
Après l'analyse, je vous ai montré ce que vous ferez chaque jour dans l'application : le check-in du matin. L'idée à retenir : en trading, vous êtes votre propre usine — et votre cerveau est un muscle qui s'entraîne.
Le cerveau est un muscle — pourquoi la méditation compte
En trading, vous êtes à la fois l'exécuteur et l'analyste de vos positions : tout passe par vous face au marché. Comme un athlète qui veut devenir bodybuilder va à la salle entraîner ses muscles, votre cerveau est un muscle qui s'entraîne — par des sessions concentrées, des pauses, et de la méditation pour travailler la concentration. L'intention du jour, elle, est purement Mark Douglas : une phrase courte qui définit vos règles avant de regarder l'écran (par exemple « trading uniquement à l'heure, pas de revenge »). Et le champ libre laisse l'app comprendre votre façon de penser. Elle sort cette semaine.
Le plan & la discipline
Une journée où la meilleure décision n'est pas de prendre position, mais de patienter. On est trop bas, on manque de structure : on attend que le marché vienne à nous, plutôt que de forcer une vente au plus bas.
- La posture du jour : patience. Le marché est beaucoup trop bas et manque de structure pour s'engager franchement. Ce sera plus intéressant au retournement à la hausse, ou quand on aura plus de structure pour juger d'une continuation. Aujourd'hui, je vous ai surtout donné du contexte, pour comprendre.
- L'or reste le scénario principal (à la baisse) — c'est la conviction la plus nette, cohérente avec eCore. Mais il faudrait qu'il revienne sur son origine vendeuse au-dessus (une forte manipulation haussière) pour vendre proprement. Sinon, on ne court pas après.
- Le dollar : continuation au-dessus de 101. Tant qu'il tient le niveau, le forex et l'or restent lourds. L'invalidation reste une clôture H1 sous 101. On surveille le 2 ans via le ticker US02Y (TVC), qui suit le DXY de près.
- Sur les PMI de 15h45 : pas de choc. Le mieux serait un PMI dans la fenêtre du consensus, qui confirme la trajectoire sans surprise. Un PMI nettement au-dessus = risque de short squeeze ; côté euro, c'est le seul vrai déclencheur haussier.
- S'adapter, pas anticiper. Notre job de trader, ce n'est pas de prédire le marché : c'est de comprendre où on en est et de s'y adapter. Aujourd'hui : un dollar fort, un or qui décroche, mais pas de structure propre → on patiente, et on garde l'œil sur l'or et les 101.
Le rendez-vous du soir
On se retrouve à 20h pour le débrief : je vous envoie le bilan complet sur les cinq actifs. D'ici là, l'attention reste sur les PMI de 15h45, sur les taux US du 2 ans (l'interrupteur du dollar) et sur la zone des 101. Et pensez à ajouter le ticker US02Y à votre TradingView pour suivre les taux en direct.
Sources & transparence
D'où vient cette analyse, et ce qu'elle vaut.
- Le fond vient à 100 % de la réunion d'analyse de 12h du mardi 23 juin. Cette page reprend l'analyse présentée en réunion (le décor d'un dollar qui force 101, la chaîne des taux au dollar puis aux cinq actifs, le parcours du 2 ans, la zone des 101, le calendrier, le tableau de bord des biais, le détail des cinq actifs, la priorité sur l'or, le sentiment Polymarket, le fil géopolitique, la démo du check-in de l'app Fxmily) — sans ajout extérieur.
- eCore est le système d'analyse fondamentale et macro (le biais de fond). Aujourd'hui, il penche sur une continuation haussière du dollar et une baisse de l'or (sa conviction la plus nette). Ses convictions sont des repères, pas des certitudes ni des ordres ; le déclenchement et le dosage du risque restent au trader.
- Les chiffres cités (FOMC du 17 juin : taux maintenus, trajectoire médiane 2026 relevée de 3,4 à 3,8 %, 9 projections sur 18 voyant au moins une hausse ; 2 ans pic à 4,23 % lundi, ~4,18 % à présent, 10 ans ~4,50 % ; DXY au-dessus de 101 / niveau rond 101 ; or −~100 $, plancher ~4530 cassé vers 4100, repère 4067 (plus bas du 9 juin) ; consensus PMI 51,1 ; corrélations −0,9 / −0,8 / −0,6 ; Polymarket : hausse Fed 2026 ~28 % → ~66 %, baisse 25 pb 2 % ; Brent sous 78 $) sont ceux évoqués en réunion, relevés sur les écrans d'Eliott (eCore, Polymarket, TradingView). Ce sont des repères de contexte, pas des données à trader en l'état ; certains, dits à l'oral, peuvent comporter des approximations.
- La géopolitique est un driver événementiel, pas de fond. Licence pétrole US sur l'Iran (22 juin), brut au plus bas en ~3 mois, prime de refuge vidée, négociations dans les Alpes suisses pour un accord durable, Téhéran qui veut inclure le Liban, risque de sabotage côté israélien. Le marché réagit à l'espoir ; un seul gros titre peut tout retourner.
- La décision finale reste au trader. Aujourd'hui : patience. La conviction (l'or à la baisse) est nette, mais la structure manque : on attend que le marché vienne à nous, on ne vend pas au plus bas. On s'adapte, on n'anticipe pas.
- Côté projet. L'application Fxmily arrive cette semaine : check-in du matin et du soir, profil de trader, habitudes, mindset (Mark Douglas), journal, backtests, vérification des comptes. C'est la prépa physique et mentale du trader.
Glossaire complet
Chaque terme employé pendant la réunion, expliqué simplement.